La densité par obligation – Comment intégrer l’idée de densité sans faire peur, comme programme ? Comment concilier l’urgence à juguler l’étalement urbain et le bon équilibre à trouver dans nos métropoles contemporaines ?

Tôkyô, ses mots, ses maux – Au Japon, qui voit sa population vieillir et diminuer, 70 % des gens habitent en milieu urbain. À l’échelle d’une aire métropolitaine de 42 millions d’habitants, Tôkyô affiche une densité pas si élevée dans un schéma infrastructurel rigoureux.

Masse et expansion à la russe – En Russie, l’attractivité des grandes villes ne faiblit pas. Si la densité moscovite, plus proche de celle de Londres que de celle de Paris, laisse penser que certains équilibres ont été trouvés à l’échelle métropolitaine, un certain manque de pensée urbaine semble se manifester à l’échelle du pays mais la question patrimoniale s’invite dans le débat.

Quand Cerdà fait rimer intensité avec qualité – Élaboré en 1859, le plan Cerdà pour Barcelone s’est illustré par la durabilité de ses options. Cet instrument d’urbanisme évolutif travaille sur l’intensité pour obtenir une qualité urbaine.

Le logement et la difficile acceptation de la densité  – Selon une étude de l’Observatoire de la ville, 65 % de la population aurait un avis négatif sur la densité. Au-delà de tout ressenti face à cette question, se loger dans la densité est devenu un sujet qui ouvre les portes à différentes expérimentations en France.

Des feuilles de cuivre face à la Grande Bibliothèque – Au-dessus des voies de chemin de fer, dans le nouvel urbanisme de Paris Rive Gauche, l’immeuble mixte construit par l’agence Harari défend l’idée d’un habitat social métropolitain aux standards élevés et à forte densité.

Dans l’épaisseur d’un macrolot – Dans le secteur du Trapèze, à Boulogne-Billancourt, on ne dit plus îlot mais “macrolot”. Un vocable qui définit une organisation autant qu’une épaisseur. C’est dans ce contexte dense que PPA Architectures et Xavier Leplaë ont réalisé une opération de 79 logements sur l’un des derniers terrains de cette grande mutation urbaine.

Un moderne dans le rempart de Grillon  – Georges-Henri Pingusson a un coup de foudre pour le village de Grillon. Il se lance dans une opération exemplaire combinant restauration et transformation. Son travail milite alors pour une densité retrouvée sur une acropole provençale. Une œuvre manifeste pour cet architecte-enseignant qui travaillera in situ avec des étudiants sur cette expérimentation.

MICHEL DESVIGNE Nous devons travailler beaucoup plus avec les agronomes
Très influencé par l’école américaine, l’architecte-paysagiste Michel Desvigne rêve de grands espaces et autres systèmes de parcs. Une pensée de l’amplification de la géographie qu’il s’attache à mettre en œuvre à l’échelle de territoires très différents, du cluster de Paris-Saclay, dans le Grand Paris, à Euralens, dans le bassin minier, en passant par les centres-villes de Marseille et de Bordeaux.